L’assurance-vie en 10 questions

Vous vous posez des questions sur l’assurance-vie ? Nous y répondons pour mieux vous guider dans vos choix !

  1. Peut-on transférer un contrat d’assurance vie vers une autre société, si on estime que le rendement où la gestion n’est pas à la hauteur de nos attentes ?

Non. L’assurance vie n’est pas transférable à la différence d’autres contrats comme : Le PERP (plan épargne retraite populaire), l’article 83, les contrats Madelin, le PEA ou le PEP.

Plusieurs options sont possibles :

  • Des retraits partiels
  • Le rachat total pour un placement sur un support plus avantageux

En prenant en compte plusieurs paramètres :

  • Vos disponibilités financières annexes,
  • L’ancienneté et le montant de chaque contrat,
  • La rentabilité du contrat,
  • Le montant de votre patrimoine,
  • Votre âge, etc…

 2. Peut-on souscrire plusieurs contrats d’assurance vie ?

Oui, et c’est préférable, pour diversifier vos placements. Remarque : si vous détenez déjà un ou d’autres contrats, tenez compte de leur  rentabilité pour valider leur maintien. Vous aurez peut-être intérêt à en clôturer certains. L’antériorité fiscale ne justifie pas le maintien d’un mauvais contrat.

3. Les contrats d’assurance vie sont-ils bloqués 8 ans ?

Non. La limite de 8 ans n’est  qu’une notion fiscale.

Contrairement à une idée reçue, vous pouvez effectuer des retraits librement avant, et après les 8 ans, sans que le contrat n’ait à être clôturé passé 8 ans, et sans que cela remette en cause la poursuite de son alimentation. Par contre, certains assureurs imposent un minimum de retrait et souvent une valeur minimum pour maintenir le contrat ouvert.

Concernant la fiscalité avant ou après 8 ans, voir question 6.

4. Mon contrat d’assurance vie a 8 ans. Dois-je le clôturer ?

 Contrairement à ce qui est encore trop souvent pratiqué, au terme des 8 ans, un contrat d’assurance vie ne se clôture pas, sauf si son rendement est trop faible pour en justifier son maintien et que le choix des supports proposés ne permette aucune amélioration. Dans la mesure où votre contrat présente de réelles opportunités de rentabilité, au-delà de 8 ans, il est à maturité et justifie pleinement son intérêt fiscal.

5. Comment gérer mon contrat d’assurance vie ?

Votre contrat d’assurance vie doit idéalement être actualisé une fois par an à minima, afin de tenir compte des évolutions du marché et des tendances. Cependant, un contrat d’assurance vie répond à une vision de placement à moyen et long terme. Aussi, dans la mesure où il est géré avec pertinence, il n’y a aucune raison de multiplier les arbitrages dans une même année. Un arbitrage se justifie pour  sécuriser les plus-values ou pour replacer et sortir un fonds mal orienté.

6. Quelle est la fiscalité d’un contrat d’assurance vie en cas de rachat ?

La fiscalité en cas de rachat ne s’applique que sur la plus-value, selon les barèmes suivants qui tiennent compte de l’antériorité fiscale :

fiscalité rachat AV

A compter du 27/09/2017 : Pour les montants supérieurs à 150.000 € par personne : Flat-tax Unique de 30% , ainsi que tous rachats  effectués avant les 8 ans d’ancienneté du contrat.

7. Quelle est la fiscalité d’un contrat d’assurance vie en cas de décès ?

Il est intégralement exonéré de droits de succession… Si le bénéficiaire de l’assurance-vie est :

  • Soit le conjoint survivant ou le partenaire lié au défunt par un PACS
  • Soit un frère ou une sœur du défunt, célibataire, veuf divorcé ou séparé de corps, à la condition qu’il soit lors de l’ouverture de la succession à la fois :
    • Âgé de plus de 50 ans ou atteint d’une infirmité le mettant dans l’impossibilité de subvenir par son travail à ses besoins.
    • Domicilié constamment avec le défunt pendant les 5 années qui ont précédé le décès.

 

  1. Si le bénéficiaire n’entre pas dans le schéma décrit ci-dessus, il se voit appliquer les droits de succession décrits ci-dessous :Fiscalité AV en cas de décès 8. Existe-t-il plusieurs types de contrat d’assurance vie ?

Oui. Il y a deux types de contrats d’assurance vie :

  • Les contrats en fonds euros, ne présentant pas de risque pour le capital, avec un effet cliquet sur les intérêts qui sont définitivement acquis.
  • Les contrats multi-supports offrant plusieurs types de placement comprenant systématiquement un fonds euros, voire plusieurs et des OPCVM qui donnent accès à plusieurs classes d’investissement : obligations, actions, devises, immobilier, or, métaux précieux, etc…. La sélection des supports est une opération capitale et %l’expérience d’un CGPI  est fortement conseillée. (70 % de la performance du contrat repose sur cette sélection)
  • Les contrats multi-supports sont à privilégier pour la diversification qu’ils offrent et leur potentiel de gains qui sera à adapter en fonction de votre appétence aux risques.
  • 9.Quelle est la différence entre les contrats d’assurance vie et les contrats d’assurance décès ?

Le contrat d’assurance vie est un contrat d’épargne à votre profit dont vous pouvez bénéficier tout au long de votre vie. Si à votre décès, le contrat est encore valide, le capital restant est transmis aux bénéficiaires désignés.

Le contrat d’assurance décès est souscrit moyennant une cotisation régulière, avec pour objectif unique de garantir le versement d’un capital aux bénéficiaires désignés par vous-même et qui sera versé à votre décès. Par définition, ce contrat sécurise le (la) ou les bénéficiaires et il disparaît dès sa liquidation.

  • 10. Qui peut-on nommer comme bénéficiaires d’un contrat d’assurance vie ?

Toute(s) personne(s) physique(s) ou morale(s) de votre choix, tout en veillant à préserver la réserve héréditaire. Tout excès pouvant être requalifié.